Adishat Mimile

C’est le cœur lourd, en ce samedi 21 février, que tous ses amis de l’Arsenal et de l’association ‘’Adishat’’ ont  accompagné Emile Jacquot dit Mimile pour son dernier voyage. Mimile faisait partie de la grande famille des arsenalistes, par  héritage, puisque son papa que beaucoup d’entre nous ont connu travaillait dans l’entreprise. Il avait fait son apprentissage à l’école de l’arsenal et était connu de tous, connaissait beaucoup de monde pour plusieurs raisons. Sa grande disponibilité, son intransigeance et le fait qu’il avait un travail l’amenant dans tous les services et ateliers de l’entreprise en faisait la véritable encyclopédie de la mémoire industrielle et sociale de l’ATS. Puis vint le temps du déclin jusqu’à ce funeste 30 juin 2006, jour de la fermeture définitive de GIAT-Industries. En ces temps incertains du dernier plan social, Mimile ne savait pas lui-même où il allait rebondir. Pendant au moins 2 longues années, comme d’autres avec lui, il attendit dans un placard une mutation qui le conduisit  vers un poste de personnel civil dans un régiment tarbais. C’est à ce moment que Daniel Gerbault, alors représentant de l’intersyndicale et au nom de l’association « Adishat » dont il était le premier président fondateur, lui demanda de numériser toutes les archives officielles que nous avait confiées la dernière  direction sortante, afin que la mémoire demeure. Mimile sans se faire prier accepta et pendant plusieurs années se sont des dizaines de milliers de documents qu’il aura numérisés. Il nous expliquait souvent que ce travail fut pour lui une véritable thérapie psychologique et morale, lui évitant de sombrer pendant cette période de turbulence personnelle.

Dés lors il était devenu un animateur incontournable de notre association. Il ne se contentait pas du travail mémoriel puisqu’il était aussi la cheville ouvrière de toutes les taches d’organisation. Ceci se faisait toujours dans la bonne humeur avec son compère et ami Henri dit Bicou, avec lequel il formait un duo de « chien et chat » qui s’adoraient.

Aujourd’hui Adishat pleure un compagnon qui nous aura beaucoup donné et la seule chose que nous pouvons promettre, c’est de ne pas abandonner le sillon qu’il nous aura tracé.

L’association Adishat.    

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